Deux ans après le tremblement de terre, ils vivent toujours sous les tentes, au milieu des décombres. Témoignages de ces sinistrés qui ne veulent pas être oubliés.
Personne, en Haïti, n'aurait
imaginé que cela soit possible. Et pourtant, deux ans après le séisme, une
grande partie des sinistrés vit encore sous les tentes. Des installations
précaires, faites de bâches en plastiques, de tôles et de bout de bois, où la promiscuité
côtoie l'insalubrité et l'insécurité.
Certes, ils sont moins nombreux. Au lendemain du 12 janvier 2010, un million et demi de personnes s'étaient installées sur des places publiques ou privées. La plupart d'entre eux s'est alors abritée avec des bâches distribuées par l'aide internationale américaine, fabriquant eux-mêmes, avec les moyens du bord, de petites cabanes devenues leur foyer. Aujourd'hui, ils ne sont plus "que" 520.000, selon les derniers chiffres de l'OIM.
Certains ont obtenu de l'argent pour partir, d'autres des financements pour reconstruire leurs maisons. D'autres encore habitent des abris transitoires, sortes de petits bungalows de bois, peu résistants sur le long terme, dans des quartiers parfois récréées totalement. Des programmes de relogement ont été mis en place, comme le "projet 16/6", une opération qui vise à réhabiliter 16 quartiers et à démanteler six camps, après avoir relogé leurs habitants.
Mais pour le moment, ils sont donc encore des centaines de milliers à vivre dans des abris de fortune. Sans eau, sans électricité, sous une chaleur infernale. Et les organisations humanitaires qui assuraient leur survie ont du mal à maintenir leur niveau d'engagement. La reconstruction espérée n'a pas eu lieu, et beaucoup de sinistrés se contentent aujourd'hui d'invoquer "Dieu", en attendant des jours meilleurs.
Témoignages.
> MacCarthur: "Nous vivons au milieu des ordures"
Texte ecrit par Elodie Vialle
Pour Youphil.com



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